5 réflexes pour gérer une situation délicate à l'accueil
Dans les métiers de l’accueil, chaque journée apporte son lot d’interactions et parfois de situations inattendues. Un visiteur mécontent, …
« You never get a second chance to make a good first impression.»
Cette expression, bien connue dans le monde professionnel, prend tout son sens lorsque l’on s’intéresse à la communication non verbale. Avant même qu’un échange ne commence réellement, notre posture, regard, sourire ou encore notre façon de nous présenter transmettent déjà un certain nombre d’informations à notre interlocuteur.
Durant un entretien, une réunion, un rendez-vous client ou simplement lors d’une première rencontre professionnelle, ces signaux peuvent contribuer à créer un climat de confiance et influencer la perception que l’on a d’une personne.
La communication ne passe pas uniquement par ce que nous disons. Notre corps participe en permanence à la manière dont notre message est perçu.
Une posture trop fermée peut donner une impression de distance, tandis qu’une posture ouverte peut faciliter l’échange. Un regard fuyant peut être interprété comme un manque d’assurance, alors qu’un regard attentif et naturel peut témoigner de l’écoute et de l’intérêt.
La gestuelle, les expressions du visage, le ton de la voix ou encore la manière de s’installer dans une pièce viennent ainsi compléter notre discours.
L’enjeu n’est évidemment pas de contrôler chacun de ses gestes ou de chercher à adopter une posture « parfaite ». Au contraire, une communication non verbale trop maîtrisée pourrait rapidement paraître artificielle. L’objectif est plutôt de veiller à la cohérence entre ce que l’on dit et ce que l’on renvoie.
Dans le recrutement, la communication non verbale occupe une place particulière.
Un entretien ne permet pas seulement d’évaluer les compétences et l’expérience d’un candidat. C’est également un moment de rencontre, au cours duquel recruteur et candidat échangent afin de voir si une collaboration pourrait être envisagée.
La première impression peut alors se construire dès les premières secondes : la manière de saluer, de se présenter, d’écouter une question ou encore de réagir à un échange.
Mais cette première impression ne doit pas être confondue avec un jugement définitif.
Un candidat peut être stressé, impressionné ou simplement moins à l’aise lors d’un premier échange, sans que cela ne reflète nécessairement ses qualités professionnelles ou sa personnalité au quotidien. Le rôle du recruteur est donc aussi de savoir prendre du recul et de ne pas réduire une personne à quelques secondes d’observation.
De la même manière, le candidat doit garder à l’esprit que l’entretien est également une rencontre avec une entreprise et ses représentants.
La communication non verbale contribue alors à transmettre son intérêt, son professionnalisme et sa capacité à évoluer dans cet environnement.
La communication non verbale n’est pas à sens unique.
Si un candidat cherche à faire bonne impression, l’entreprise envoie elle aussi de nombreux signaux. L’accueil qui lui est réservé, la disponibilité de son interlocuteur, son attention pendant l’échange ou encore la manière dont il présente le poste participent à l’image que le candidat se fera de l’entreprise.
Un entretien est donc bien plus qu’une simple étape d’évaluation : c’est une première expérience de la relation professionnelle.
Dans un contexte où les candidats sont de plus en plus attentifs à la culture, aux valeurs et à l’environnement de travail, chaque interaction compte.
La communication non verbale ne consiste finalement pas à apprendre à « bien se tenir » ou à appliquer une liste de règles universelles.
Il s’agit avant tout de cohérence.
Être attentif à sa posture, regarder son interlocuteur, sourire lorsque la situation s’y prête, adopter une attitude ouverte et surtout être à l’écoute sont des éléments simples qui peuvent contribuer à instaurer une relation positive.
Car une première impression ne repose jamais sur un seul détail. Elle est le résultat d’un ensemble de signaux, verbaux et non verbaux, qui vont progressivement construire la perception que nous avons de l’autre.
Et si nous n’avons effectivement jamais une seconde chance de faire une première impression, nous avons en revanche la possibilité de faire de chacune de nos interactions professionnelles une véritable opportunité de créer un échange de qualité.