Portrait - Amélie Pironneau, Directrice des ressources humaines, Gide Loyrette Nouel

Portrait - Amélie Pironneau, Directrice des ressources humaines, Gide Loyrette Nouel
17/06/2020 11:54
Découvrez l'interview d'Amélie Pironneau, Directrice des ressources humaines au sein du cabinet d'avocats Gide Loyrette Nouel

-Vous avez commencé votre carrière en 1996 comme chargée de recherche et êtes depuis 2012 directrice des ressources humaines en cabinet d’avocats. Pourriez-vous revenir sur votre parcours ?

J’ai eu l’opportunité d’intégrer un cabinet de recrutement comme chargée de recherche après mes études. J’ai ensuite rejoint Sephora comme chargée de recrutement, puis le cabinet de conseil McKinsey pour lancer une campagne de communication relative à leur politique de cooptation. Puis, chez Deloitte, pour l’activité Audit, j’ai été en charge du recrutement des jeunes diplômés, de la mobilité des cadres et des Relations Ecoles. En intégrant Accenture en 2010, j’ai élargi mes compétences en développement RH. Ce poste a été très formateur pour ma connaissance du métier de conseil, des process d’un cabinet américain de cette envergure et pour ma culture du partnership. C’était un atout pour intégrer Gide Loyrette Nouel en 2012 en qualité de directrice des ressources humaines.

-Comment est structuré le département RH chez Gide Loyrette Nouel ?

Nous sommes 12 personnes dédiées à l’administration des RH (paie, évolution de carrière, etc.), à la formation (pour les salariés et les avocats avec la Gide Académie), au recrutement et aux relations avec les Grandes Ecoles ainsi qu’au dialogue social avec les IRP. En lien avec le Comité exécutif, nous gérons la gestion des RH pour les 200 salariés du cabinet à Paris, et intervenons aussi sur la mise en place de la stratégie et les processus RH dédiés aux avocats en lien avec le Comité exécutif. Je fêterai mes 8 ans d’activité chez Gide Loyrette Nouel en juillet prochain. Le métier a beaucoup évolué. Nous avons pu professionnaliser la fonction RH grâce à la confiance du comité et de l'ensemble des associés. Grâce à cela, j'ai pu mettre en place de nombreux projets.

-Le cabinet a lancé en 2018 une campagne de recrutement qui a été très remarquée « Expect to be surprised ». Pouvez-vous revenir sur cette initiative ?

Dans notre secteur, la marque Gide est très forte. En effet, beaucoup de nos associés sont d’anciens stagiaires. Les salariés sont aussi très attachés au cabinet. Avec la campagne « Expect to be surprised », nous avons souhaité mettre en avant la singularité et le dynamisme des avocats dans l’exercice de leur fonction en mettant en avant certains aspects de leur vie personnelle. Nous souhaitons continuer à recruter des personnalités talentueuses, diverses et singulières qui adhéreront à notre identité.

-Quels sont les autres projets RH que vous avez mis en place ?

Nous avons lancé en janvier 2020 une formation sur le leadership en partenariat avec Sciences Po Paris et dédiée aux associés et aux counsels. Ce programme de formation est axé sur les soft skills : business development & management notamment. Avec le contexte sanitaire actuel, nous avons dû suspendre ce programme, mais nous avons hâte de pouvoir le reprendre.
Nous avons également créé une plateforme d’e-learning, à destination de tous les membres du Cabinet. Les modules proposés couvrent les domaines du droit, les outils bureautiques, et la déontologie. Nous allons enrichir encore notre offre dans les prochaines semaines et ouvrir la plateforme à nos bureaux internationaux. Nous avons toujours beaucoup de projets ambitieux chez Gide, c’est ce champ des possibles qui est stimulant et enthousiasmant au quotidien pour un DRH !

-Quelles sont les particularités de l’exercice du métier RH en cabinet d’avocats et quelles sont les qualités requises selon vous ?

La première particularité est la cohabitation de deux publics distincts : les salariés et les avocats. Par ailleurs, les avocats ont dans leur ADN l’entrepreneuriat et l’indépendance. Ils aiment par ailleurs le débat, il faut donc savoir les écouter, les convaincre, et avoir le goût du consensus. Chez Gide, plus particulièrement, les salariés et avocats ont un très fort sentiment d’appartenance au cabinet, qui fête par ailleurs ses 100 ans cette année. Cette culture si forte est pour moi, ce qui fait aussi la force du cabinet.